MONSEIGNEUR JORDAN POUR LA PAIX ?

Publié le par Le collectif

L'éditorial de Monseigneur JORDAN dans le journal diocésain REIMS-ARDENNES est un très beau plaidoyer pour la paix. Nous le reproduisons ci-après en ayant juste changé quelques mots.
Ce vibrant appel à  Apprendre à se mettre autour d'une même table, apprendre à s'écouter et, progressivement, à se respecter ne concerne effectivement pas la dramatique querelle liturgique qui exclut tant de catholiques du diocèse de Reims, mais le Liban.
Si nous prions pour nos frères libanais qui souffrent tant à cause de l'incompréhension entre les hommes, nous nous demandons pourquoi Monseigneur JORDAN ne juge pas nécessaire de pratiquer chez lui ce qu'il demande aux autres de faire.
Voici donc, adapté à la situation du diocèse par nos soins, cet éditorial de Monseigneur JORDAN.

Au début de l'été, le diocèse de Reims est resté embrasé dans une querelle liturgique. Un diocèse  ruiné, des âmes souffrantes, des fidèles rejetés, des catholiques exilés.

La communauté ecclésiale, pour une fois presque unanime à déplorer la situation, n'a pas la rapidité de réaction et d'intervention des sapeurs-pompiers pour affronter les incendies de l'été. Ce n'est pas un reproche, mais la constatation que tant d'intérêts sont en jeu que l’Eglise, lieu pourtant unique pour que l'on se rencontre et se parle, est finalement assez démunie quand il ne s'agit pas que d'Etats, mais de Foi, d’unité, de revendication de droits ancestraux. Depuis quarante ans, la plupart de ses résolutions, si elles ont été appliquées, ne l'ont été que partiellement, au nom des meilleures raisons ou des meilleurs prétextes. Il n'empêche que nous nous réjouissons de la cessation officielle des combats, tout en n'ignorant pas que rien n'est encore gagné....

....Au coeur du conflit, il y a bien sûr le diocèse de Reims, son implantation et ses limites géographiques, il y a le peuple chrétien et les différentes sensibilité catholiques. Il faut bien que tout le monde vive ensemble ! Le psaume 87,4 vient ici à l'esprit : "Je compte Rahab et Babylone parmi ceux qui me connaissent. Tyr, la Philistie ou l'Ethiopie, un tel y est né. Mais Sion chacun lui dit : Mère ! car en elle chacun est né".

Les querelles n'ont jamais servi qu'à attiser les antagonismes et augmenter le ressentiment. Elles ne sont une solution ni à court, ni à long terme. Sans parler des victimes dont la majorité sont innocentes. La route vers une solution globale est la seule possible. Apprendre à se mettre autour d'une même table, apprendre à s'écouter et, progressivement, à se respecter.

Au moment de la rentrée, en souhaitant courage et espérance aux acteurs de la pastorale, je leur dis ma confiance pour que nous soyons ensemble, en toute occasion, des artisans de paix. Et que nous nous montrions très solidaires en ces temps dramatiques.

Texte de rentrée adapté par nos soins de Monseigneur JORDAN  dans le numéro de Reims Ardennes de septembre 2006. Le texte original est ICI


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article