La triste histoire

Publié le par Le collectif

1989-2006 : 17 ans d’exclusion et d’ostracisme !

 

Novembre 1989 : un groupe de familles de Reims demande à Monseigneur BALLAND, évêque de Reims à ce moment, la mise en place d’une célébration régulière de la liturgie traditionnelle dans une église de Reims, conformément aux termes du Motu Proprio de Jean-Paul II promulgué en 1988. Monseigneur BALLAND rejette d’emblée cette demande.

 

Janvier 1991 : une nouvelle supplique est formulée auprès de Monseigneur BALLAND qui refuse à nouveau qu’une telle célébration soit mise en place.

 

Février 1991 : face à la forte demande, Monseigneur BALLAND promet une solution rapide au « problème » soulevé par ces nombreuses familles.

Les signataires de la demande s’organisent alors pour que les autres fidèles intéréssés écrivent à l’évêque et fassent part de leurs souhaits liturgiques. L’évêque décide de ne retenir que deux lettres sur toutes celles qu’il a reçues et considère donc la demande comme non significative.

 

Mars 1991 :une autre demande est adressée à Mgr Balland à peine un mois après le dernier refus, illustrant ainsi la vitalité et le dynamisme des familles de Reims attachées à la liturgie traditionnelle.

 

Avril 1991 : à force de persévérance, une rencontre entre l’évêque et des fidèles motivés par la mise en place d’une telle célébration est finalement organisée. Hélas, cette rencontre est l’occasion pour Mgr Balland de formaliser son refus définitif de mettre en place quoique ce soit pour ces familles qui par conséquent sont priées « d’aller voir ailleurs ».

 

1995 : de nouvelles démarches sont accomplies auprès de Monseigneur DEFOIS, nouvel évêque de Reims, la demande visant à obtenir un lieu de culte pour la célébration régulière de la liturgie traditionnelle n’ayant cessée d’augmenter.

 

1995 encore : Dom Gérard, Père Abbé de Sainte Madeleine du Barroux remet au Saint Père une supplique l’implorant pour que soit mise en place en France une application « large et généreuse » des bienfaits octroyés en 1988. Cette supplique est signée par 350 familles du diocèse de Reims.

 

1996 : Mgr DEFOIS rencontre des fidèles désireux de vivre leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle comme cela est possible dans d’autres diocèses mais refuse de laisser ces chrétiens faire l’expérience de la Tradition comme l’Eglise le permet pourtant.

 

Octobre 2003 : à l’occasion d’une rencontre entre des catholiques attachés à la liturgie traditionnelle et Monseigneur JORDAN, archevêque actuel de Reims, celui-ci refuse à priori d’autoriser la célébration régulière de la liturgie traditionnelle en raison, selon lui, du peu de demandes, mais affirme qu’il reverra sa position si suffisamment de familles motivées se manifestaient.

 

Novembre 2003 à janvier 2004 : plus de 70 familles signent une lettre de demande. Et plusieurs dizaines d’autres manifestent leur soutien.

 

Janvier 2004 : à l’instar de Mgr Balland 13 ans plus tôt, Mgr Jordan décide de ne retenir que 3 demandes, estimant que les dizaines d’autres qu’ils a reçues n’ont pas à être prises en compte.

 

Décembre 2004 : Mgr Jordan réitère de manière définitive son refus catégorique de mettre en place dans une église de Reims la célébration dominicale régulière de la liturgie traditionnelle de l’Eglise.

 

Octobre 2006 : Monseigneur JORDAN n'ayant pas répondu à notre lletre ouverte de juillet 2006, des dizaines de familles se mobilisent et signent la supplique pour demander enfin que la volonté du Pape Jean-Paul II soit reconnue dans le diocèse de Reims.

 

2 novembre 2006: Monseigneur JORDAN, pourtant le pasteur de TOUS les fidèles du diocèse de Reims réaffirme contre toute logique que seules 2 ou 3 familles désirent la paix liturgique.


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P
Votre demande est peut etre légitime, mais cela représente surement un coût supplémentaire pour la parroisse et réduirait le temps disponible pour échanger avec notre prêtre. Pourquoi ne pas suggérer déjà ,"à titre expérimental" , de pratiquer certaines partie de la célébration de la manière traditionnelle? Ou bien, quelques minutes en plus en fin de messe?
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L
Cher Pascal,Tout d'abord, permettez nous de vous remercier de trouver notre demande comme légitime (peut-être). Ensuite, nous sommes heureux de vous rassurer sur vos inquiétudes. Il n'est nullement question de déshabiller Paul pour habiller Pierre. En effet, notre intention n'est pas de retirer des prêtres de paroisse.Savez-vous que chaque année, la Fraternité Saint Pierre (par exemple), envoit des prêtres au Canada ou aux Etats Unis par manque d'appel d'évêques français pour célébrer la Messe traditionnelle?Savez vous que l'abbé GARBAN de la Fraternité saint Pierre a rencontré en 2004 Monseigneur JORDAN pour lui proposer les services de sa Fraternité et qu'il a essuyé un refus?Vous comprenez que nous souhaitons comme vous que chaque fidèle puisse avoir près de lui un prêtre.En revanche, nous ne pouvons que refuser votre proposition de "certaines parties de la Messe de la manière traditionnelle", "a titre expérimental". En effet, ce que vous proposez est loi de l'Eglise rappelée par Redemptionis Sacramentum que vous pouvez retrouver sur le site du Vatican.Ce que nous demandons est un rite de l'Eglise dont l'autorisation est demandée par le Pape et les plus hautes autorités de l'Eglise catholique. Ni plus, ni moins.En union de prières
L
une bonne idée de se battre pour des convictions qui développent la diversité et l'intérêt de l'église
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L
Cher Laurent,Vous avez très bien compris ce pourquoi nous nous battons. Nous ne cherchons pas à imposer quoique ce soit à quiconque, nous ne demandons que le respect de la diversité dans la fidélité à l'Eglise.Notre "sensibilité" est largement reconnue par l'Eglise, elle devrait l'être dans le diocèse de Reims.Le collectif