Missel de saint Pie V jamais aboli

Publié le par Le collectif

LE MISSEL DE SAINT PIE V N'A JAMAIS ETE ABOLI

Le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements : Mgr Albert Malcom Ranjith Patabendige Don

 
Cela veut-il dire que le missel préconciliaire de saint Pie V doit être reconnu de nouveau ?

Cette question est de plus en plus fréquente. Cela démontre aussi que certains voudraient l’obtenir.
L’Eglise doit alors être sensible à ces urgences que les gens sentent et regagner certains aspects de la liturgie du passé. Je ne sais pas si cela doit prendre la forme d’une approbation du missel de saint Pie V ou d’un renouvellement du missel actuel (de Paul VI, ndlr). Le pape sait tout cela, il connaît ces questions, il est bien conscient de cette situation, il y réfléchit et nous attendons ses indications.

Le missel de saint Pie V a-t-il été réellement invalidé après le Concile Vatican II ?

Il n’a jamais été aboli ou mis au ban. Mais, à cause de ce qui s’est passé avec les fidèles de Mgr Lefebvre, cette messe à prise une certaine identité qui n’est pas juste.

Cela signifie-t-il que l’Eglise devrait, en quelque sorte, ‘récupérer’ le missel de saint Pie V ?

C’est ce que nous attendons, que le pape décide à ce propos. Même si l’on récupère la messe de saint Pie V, la messe post-conciliaire de Paul VI doit être bien étudiée et perfectionnée là où c’est possible. C’est ce que certains appellent la réforme de la réforme. Si l’on approuve de nouveau la messe de saint Pie V, cela ne veut pas dire que celle de Paul VI restera inchangée. Il faut l’approfondir encore pour la faire devenir encore plus belle, plus transcendante.

Il y a urgence à prendre de telles décisions ?

Lorsque l’on se presse à prendre des décisions, on tombe dans l’erreur. Il faut beaucoup réfléchir, et surtout prier pour le Saint-Père et l’Eglise, et écouter ce que le Seigneur veut de nous. Sans émotion mais avec une objectivité absolue, en voyant le passé, ce que nous avons gagné, là où nous sommes trompés et comment nous pouvons retrouver ces aspects perdus.
Nous souhaitons que cela arrive le plus vite possible, mais sans empressement. Les évêques sont appelés à devenir des pasteurs, aimant leur peuple. Cet amour des pasteurs doit devenir un grand désir d’être les agents du salut de leurs fidèles, pas seulement un salut politique ou des aspects humains de la vie, mais aussi intérieur et profond. Cet amour doit nécessairement s’exprimer dans la joie de se consacrer à une vie liturgique joyeuse, mystique et sacrée.

Propos recueillis à Rome par Antoine-Marie Izoard - Agence I.MEDIA



Publicité

Publié dans DOCUMENTS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
hhghgh
Répondre