LE LATIN DANS LA LITURGIE A REIMS
Bien entendu, nous refusons qu’on nous réponde par « il y a du latin » quand nous demandons un rite autorisé par l’Eglise. Si le rite dit de saint Pie V se résumait à une question de latin, nous ne nous battrions pas avec cette obstination contre la discrimination dans le diocèse de Reims.
Pourtant, puisque nous lisons dans LA CROIX du 2 novembre que Monseigneur JORDAN affirmerait qu’il est possible d’assister à la Messe chaque dimanche matin à la cathédrale, en latin et en grégorien.
Puisque nous lisons dans L’UNION DE REIMS du 11 novembre que les catholiques rémois à la recherche de tradition, mais désirant rester fidèles à l’Eglise romaine, ont la possibilité de suivre une Messe en latin et grégorien chaque dimanche matin à
Il nous parait important de rectifier fermement ces inexactitudes. En effet, les journalistes ont très certainement dû mal interpréter les paroles de notre archevêque.
Nous vous livrons tout d’abord un mail reçu :
Dimanche dernier, après avoir lu dans L’UNION que la Messe de la cathédrale était en latin et en grégorien, j’y suis allé avec ma femme et mes enfants. J’ai été très déçu. Il y a bien un chœur qui chante du grégorien, le kyriale en latin. Mais rien d’autre. Je ne pense pas que le prêtre, qui n’a pas l’air heureux d’être là, prononce plus que dix mots en latin.
La prière eucharistique fut si courte que je n’ai pas eu le temps de prier. Ce sont les enfants de chœur qui ont donné la communion.
Il faut que vous disiez que ce qu’a dit Monseigneur JORDAN est faux.
( Nous précisons à notre auteur que le journaliste n’a pas dû bien comprendre ce que Monseigneur JORDAN lui a dit. En effet, notre archevêque est pleinement au courant des célébrations dans son diocèse)
D’autre part, nous apprenons qu’un prêtre de Reims a voulu célébrer aujourd’hui la Messe selon le rite Paul VI entièrement en latin. IL N’EN N’A PAS EU LE DROIT. L’archevêché lui a fait savoir cette interdiction.
Ces deux exemples montrent sans doute possible qu’il ne faut pas croire que l’on peut assister à une Messe en latin et grégorien à Reims, si l’on veut rester en communion avec le père du diocèse.
D’autre part, l’article de L’UNION prétend qu’il n’y a pas de crise importante dans le diocèse de Reims. Mais tous les fidèles savent que nous traversons une crise très importante dans le domaine liturgique. L’exclusion de plusieurs centaines de catholiques n’est plus supportée par l’immense majorité des paroissiens des églises de Reims.
Rappelons en conclusion ce que nous écrivions au début de cet article. Ce que nous demandons, soutenus par tant d’intervention du pape, est de pouvoir vivre notre foi selon les livres liturgiques de 1962. Le latin n’en est qu’une conséquence. Mais quand nous voyons l’exclusion s’étendre dans la plus totale contradiction avec ce que demande le Vatican, nous ne pouvons qu’être une fois encore scandalisés.